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Recrutement & expérience employé
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Rétention des employés : tout commence au recrutement

On entend souvent que les PME québécoises ont du mal à garder leurs employés. Les statistiques le confirment : le remplacement d’un employé coûte entre 50 % et 200 % de son salaire annuel, selon le poste. Pourtant, la plupart des efforts de rétention sont déployés après l’embauche. On revoit les salaires, on bonifie les avantages sociaux, on organise des activités. Ce sont des actions utiles. Mais elles règlent rarement le vrai problème, parce qu’elles arrivent trop tard.

La rétention, ça commence bien avant que l’employé signe son contrat. Ça commence au moment où il a sa première conversation avec vous.

La première impression, ça ne se rattrape pas

Dès le premier appel de présélection, le candidat se fait une opinion. Pas seulement sur le poste, mais sur vous. Sur la façon dont vous communiquez, sur ce que vous valorisez, sur le ton que vous utilisez. Il se demande si les gens qui travaillent pour vous semblent heureux d’y être. Il écoute ce que vous ne dites pas autant que ce que vous dites.

Si vous survendre le poste pour attirer quelqu’un rapidement, vous gagnez peut-être quelques semaines. Mais vous perdez cet employé dans les six premiers mois, souvent avec une démission silencieuse avant le départ officiel. Et vous recommencez le cycle.

Un processus de recrutement bien structuré, c’est une occasion de montrer qui vous êtes vraiment comme employeur. C’est là que vous posez les bases d’une relation de travail durable. [ancre suggérée : nos services de recrutement]

Recruter honnêtement, c’est recruter intelligemment

Il y a une différence entre vendre un poste et présenter un poste. Vendre, c’est mettre en valeur uniquement les bons côtés pour que le candidat dise oui. Présenter honnêtement, c’est lui donner une image réaliste de ce qui l’attend, autant les défis que les avantages.

Un candidat bien informé qui accepte le poste a fait un choix éclairé. Il s’est dit oui à lui-même autant qu’à vous. Ce candidat-là est beaucoup plus susceptible de rester, même quand ça devient difficile, parce qu’il savait à quoi s’attendre.

Cela demande de prendre le temps de bien définir le poste avant même de commencer à chercher. Quelles sont les vraies attentes? Quels sont les défis concrets du rôle? Quel type de personnalité s’adapte bien à votre culture d’entreprise? Quelles sont les possibilités d’évolution réelles, pas celles qu’on invente pour faire bonne impression?

Si vous n’avez pas ces réponses claires avant de publier votre offre d’emploi, vous partez avec un handicap. [ancre suggérée : analyse et définition de poste]

Le gestionnaire direct, premier facteur de rétention

Les études le montrent depuis des années : on ne quitte pas une entreprise, on quitte un gestionnaire. Ce que le candidat perçoit de son futur patron pendant le processus de recrutement va peser lourd dans sa décision d’accepter, puis de rester.

Est-ce que le gestionnaire impliqué dans l’embauche est formé pour mener des entretiens? Est-ce qu’il sait comment accueillir un nouveau membre d’équipe? Est-ce qu’il comprend que son comportement pendant le recrutement envoie déjà un signal fort?

Dans beaucoup de PME, le gestionnaire est choisi pour son expertise technique, pas pour ses aptitudes à diriger des gens. C’est un enjeu réel. Un bon recrutement inclut une réflexion sur la dynamique d’équipe et sur le style de leadership en place. Ce n’est pas une question de bonne volonté, c’est une question de compatibilité.

Quand on investit dans un recrutement rigoureux, on évite de placer une bonne personne dans un mauvais contexte. Et c’est souvent là que le vrai problème se cache.

L’intégration, le chaînon manquant entre recrutement et rétention

Même le meilleur recrutement peut échouer si l’intégration est bâclée. Un nouvel employé qui arrive un lundi matin sans bureau assigné, sans collègue désigné pour l’accueillir, sans plan pour ses premières semaines, ça donne quoi? Un employé qui commence à douter de son choix dès la première journée.

L’intégration, ce n’est pas une journée d’orientation avec un tour du bureau et une pile de formulaires. C’est un plan structuré sur les 30, 60 et 90 premiers jours. C’est des rencontres régulières avec le gestionnaire. C’est des objectifs clairs et réalistes dès le départ. C’est une culture qui montre concrètement qu’on est content que cette personne soit là.

En 2026, les PME qui retiennent leurs talents sont celles qui traitent l’intégration avec autant de sérieux que le recrutement. Ce n’est pas un détail administratif, c’est le prolongement naturel d’un recrutement bien fait. [ancre suggérée : accompagnement en intégration des nouveaux employés]

Si votre taux de roulement reste élevé malgré vos efforts, la solution n’est peut-être pas dans vos avantages sociaux. Elle est peut-être dans la façon dont vous recrutez et accueillez vos gens. L’équipe d’Humania travaille avec des PME québécoises exactement sur ces enjeux. Contactez-nous pour qu’on regarde ensemble où le bât blesse dans votre processus.

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Patrick Morneau
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